Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
Le corps, travaillé par l’ascèse, est donc un espace pour le Soi. Mais de plus, il indique un chemin, celui de l’individuation, il constitue la médiation existentielle nécessaire vers la connaissance métaphysique qui libère. Soumettre le corps au travail de l’intériorité devient alors une grande voie spirituelle : « C’est à l’intérieur du corps où le souffle est entré que ce Soi subtil doit être atteint par la conscience » (9). Divers mythes évoquent l’intérieur, le secret, la quête, et toute une anthropologie du corps « creux », qui s’évide à travers les pratiques du renoncement pour se révéler comme le contenant du divin. L’être humain a été créé avec des ouvertures vers l’extérieur, « c’est pourquoi on voit au-dehors, et non pas en soi-même. Mais un sage a scruté son âme, le regard tourné en lui-même à la recherche de ce qui ne meurt pas » (10). Dans cette rentrée en soi, l’être humain ne s’enferme pas ; au contraire, il bascule dans la dimension cosmique : « Aussi vaste que l’espace qu’embrasse notre regard est cet espace à l’intérieur du cœur [ ] le ciel et la terre y sont réunis, le feu et l’air, le soleil et la lune, l’éclair et les constellations » (11). Comment mieux dire que le corps est médiateur ?
Dans cette culture qui pense l’univers comme un grand corps, on envisage inversement le corps humain comme un cosmos intérieur. Alors, entre le corps du monde et le monde du corps, il y a résonance et réciprocité, comme il y a non-dualité entre le brahman, l’Être universel, et l’âtman, le Soi individuel.
Le corps du yogi
C’est seulement à partir de cet héritage culturel que peut vraiment se comprendre la dimension corporelle dans le yoga, sinon on risque de rabattre cette discipline sur une simple gymnastique. Je voudrais évoquer rapidement ici trois points : la posture, la respiration et la notion d’ascèse.
La posture, tout d’abord. Nous avons pris l’habitude de dire « faire des postures ». Mais âsana est une expérience avant d’être un exercice, elle vise un état. Manière de se poser plutôt que d’agir, « laisser-être » plutôt que « vouloir-faire », ce travail sort du cadre de nos repères communs où le corps est toujours utilisé, instrumentalisé pour un but – quel qu’il soit : performance, santé, efficacité au travail, beauté, etc. A notre grand étonnement, les Yoga sûtras ne décrivent aucune posture ; en réalité, ils se contentent de situer la pratique dans un champ sémantique où la question fondamentale est la réconciliation des dualités inhérentes à la condition humaine. Ils disent seulement âsanam sthirasukham : la posture réalise l’union des opposés, la stabilité et la fluidité, la rigueur et la souplesse,etc. Ils n’abordent aucunement les questions techniques, ils ne prennent pas position sur un objectif d’efficacité qui tendrait à la belle posture, à une expression parfaite du corps. En ce sens, la posture est pure présence à soi-même et elle est la médiation indispensable à travers laquelle cette présence est aussi en relation avec les autres et le cosmos. Bien entendu, on comprend que cela se travaille et qu’en fait les 84.000 (!) postures inventées par les yogis, en particulier tantriques, sont des exercices particuliers qui ont des buts spécifiques, limités – renforcer, assouplir telle région du corps, restaurer telle fonction. Mais on comprend aussi que tout cela n’a de sens qu’en préparation à la posture royale, l’assise « stable et agréable », dans laquelle on est simplement, dépouillé de toute tension vers un but, libre de tout impératif d’amélioration ou de réalisation. C’est bien cela que Patanjali désigne quand il dit âsanam sthirasukham.
Quant à la respiration, elle mérite une réflexion analogue. Son rythme binaire inspir-expir, la communication qu’elle produit naturellement entre intérieur et extérieur en ont fait un merveilleux symptôme de la condition d’être incarné. Le travail du yoga va consister d’abord à la libérer de ses conditionnements affectifs, de sa soumission à l’émotionnel, de l’instabilité du mental. Les Upanishads avaient déjà bien repéré tout l’intérêt de la chose : « Comme un oiseau attaché par un fil vole de droite et de gauche et, ne trouvant nulle part où se poser, finalement se réfugie à l’endroit même où il est lié, de même le mental, après avoir volé de place en place, ne trouvant nulle part ailleurs où se fixer, se réfugie dans le souffle » (
Chândogya VI, 8, 2). Mais ce n’est là qu’une première étape, même si elle est essentielle en ce qu’elle permet la pacification de la conscience et l’accès aux états méditatifs. Ce qui est plus important encore pour le yogi, c’est de découvrir, à travers la fonction respiratoire, la présence du « souffle » (prâna). La respiration réflexe, quand elle devient consciente, permet d’expérimenter que nous sommes traversés, parcourus, animés par le souffle. Cela change tout : au lieu de prendre de l’air, de le garder, nous le recevons et le laissons nous habiter. Nous devenons des instruments de musique, des caisses de résonance : le corps n’est plus rempli, saturé, il s’est laissé évider, creuser, et le souffle peut y circuler. Ce sentiment contemporain rejoint de très vieilles conceptions, que le yoga indien n’a jamais oubliées. Tout à l’heure, je rappelais que le yoga est né dans une culture où le corps du monde et le monde du corps sont conçus comme analogues : avec le souffle, se révèle un continuum du vivant entre les deux. Prâna irrigue de manière invisible l’un et l’autre, le cosmos et le corps humain.« Hommage au souffle
qui régit l’univers entier [ ]Lorsque le souffle a fait pleuvoir
Pour féconder les plantes
Arrosant la vaste terre,
Les troupeaux mugissent de joie [ ]Et les plantes mouillées de pluie,
S’entretiennent avec le souffle :
« tu as étiré notre durée de vie !
tu nous as parfumées ! » [ ]Je te salue, souffle,
Quand tu suscites l’expir ;
Je te salue, souffle,
Au moment de l’inspir [ ]Ce corps qui m’est si cher,
Il est à toi, souffle de vie ! » etc. (12)Remarquons simplement ici que cette découverte se fait dans le corps charnel, ou plutôt à travers celui-ci : là encore, nous rencontrons cette notion de corps médiateur.
Je terminerai par quelques remarques sur l’ascèse du yoga. Le mot « ascèse » charrie avec lui des représentations de maîtrise, de mortification, de violence même qui ne sont pas absentes de certaines formes de yoga en Inde ancienne et contemporaine. Il a déjà une meilleure résonance quand on le rapporte à son étymologie grecque aiskèsis, « l’exercice ». Mais le mot sanskrit nous fait bifurquer vers d’autres pistes qui donnent à voir, encore une fois, non pas l’opposition, mais la mise en perspective entre le corps de chair et le « corps de signes ». Les yogis parlent en effet de
tapas, littéralement la « cuisson » du verbe TAP- « chauffer, cuire », pour désigner leur ascèse. Si nous en avions le temps, il faudrait mettre cela en relation avec le rite védique de confection du corps sacrificiel dont j’ai parlé pour commencer : ce rite s’appelle en effet dîkshâ, qui vient d’un verbe DAH-« cuire » ; mais le sanskrit nous donne aussi pakti, « la maturité (spirituelle) », qui vient de PAC-, « chauffer ». Le travail du yoga échauffe et cuit le corps charnel, il le dessèche peu à peu, lui fait perdre son « humidité », le « réduit », le concentre. C’est pourquoi on dit que les grands yogis n’ont pas besoin d’être incinérés, comme le sont les gens du commun : ils sont déjà « cuits » par le yoga. Or comme le remarque un proverbe populaire – les Indiens ont eu aussi leur La Palisse ! – « ce qui est cuit ne peut plus jamais être cru ».
Tapas veut bien dire d’abord « cuisson », mais il implique aussi une transformation irréversible, créatrice d’un développement, d’une forme, d’une vie nouvelles. C’est un terme profondément polysémique : on le trouve associé à la création du monde par les dieux (du tapas de Prajâpati sort le cosmos) ; à la gestation de l’embryon (abhitap-, « couver ») ; à la cuisine, bien sûr ; à la brûlure du désir, à l’échauffement dans la relation sexuelle (rappelons que la conception d’un enfant mâle est assimilée à un sacrifice) ; aux effets énergétiques des exercices du yogaEn définitive, le corps qui peut être médiateur est celui qui a subi cette cuisson transformante. Seulement, l’opération autrefois accomplie par le rite védique est devenue une sagesse consciente, où les individus sont en position active et développent leur vie spirituelle.
Ysé Tardan-Masquelier – 2007
Author Archives: Marjolaine
La Respiration Yogique ou complète
Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
LA RESPIRATION YOGIQUE
La respiration yogique complète
C ‘est la base de tous les exercices respiratoires
La plupart des êtres humains ne savent pas respirer correctement, soit parce qu’ils se tiennent mal, soit parce qu’ils ont des attitudes mentales erronées, soit également parce qu’ils veulent éviter de s’intoxiquer par l’air vicié des grandes villes.
Pour respirer correctement il. faut commencer par le diaphragme, membrane qui sépare les poumons de l’abdomen. Il est inquiétant de constater le faible pourcentage de personnes qui savent respirer correctement. Les femmes en particulier ne savent pas respirer correctement. Et pourtant seule une respiration profonde peut maintenir la santé en parfait équilibre.
Naturellement les causes sont diverses, ainsi que nous l’avons déjà souligné. Quand une personne se tient le dos voûté, il est bien évident qu’elle ne peut pas faire travailler le diaphragme.
Mais une autre cause est la tension mentale. Les ulcères sont un des symptômes ils résultent d’une intense anxiété qui contracte l’estomac, empêchant le fonctionnement du diaphragme. Cependant on peut rééduquer le diaphragme et aider ainsi à guérir ces tensions. Une respiration correcte peut faire fonction de psychothérapie.
Exercices préliminaires
Cette respiration se décompose en 3 narties: respiration abdominale, médiane et supérieure.
il faut gonfler le ventre à l’inspiration et le rétracter
à l’aide des muscles à l’expiration.1.Respiration abdominale :
Elle peut se faire soit en étant allongé en posture de détente « Savasana », ou assis comme pour la méditation, ou bien encore debout.
Centrez votre attention sur la région ombilicale et expirez normalement.
Inspirez par le nez, lentement, en faisant travailler le diaphragme, ce qui attire l’air dans la partie intérieure des poumons.
Expirez en rentrant la paroi abdominale, ce qui force l’air à partir (par le nez).
Dans cette respiration abdominale, la poitrine doit être immobile. Seul l’abdomen travaille pour emplir d’air uniquement la partie inférieure des poumons.
Cette respiration apaise le rythme du coeur, abaisse la tension artérielle, stimule la digestion.
2.Respiration médiane :
Maintenant portez l’attention sur les côtes.
Expirez normalement, puis prenez une inspiration par le nez en élargissant la partie inférieure de la poitrine, c’est-à-dire en écartant les côtes flottantes.
Expirez en contractant les côtes, ce qui permet d’expulser l’air.
Au cours de cet exercice l’abdomen et les épaules doivent être contrôlés pour demeurer parfaitement immobiles.
3.Respiration supérieure
Centrez votre attention sur le sommet des poumons.
Comme précédemment commencez par expirer normalement, puis inspirez en soulevant les clavicules et les épaules.L’air ne doit emplir que la partie supérieure des poumons. Pour cela maintenez l’abdomen et la partie médiane de la poitrine absolument immobiles.
Pour expirer à fond, abaissez lentement les épaules.
Ce travail de la partie supérieure des poumons a pour avantage d’aérer les sommets des poumons qui ne travaillent que rarement dans une respiration ordinaire.
Maintenant que vous avez pris conscience des étapes successives de la respiration yogique complète, vous pouvez exécuter la respiration yogique dans son ensemble
– Expirez- Inspirez par le nez en comptant jusqu’à 8 environ et en faisant se succéder l’une après l’autre les respirations abdominale, médiane et supérieure en un mouvement ondulatoire: abdomen côtes clavicules.
– Expirez par le nez en contractant d’abord l’abdomen, puis le thorax, et en fin en abaissant les épaules.
En dehors de la respiration en posture Savasana, ou assise, ou debout, il existe aussi une autre technique qui consiste à exécuter cette respiration debout, mais en penchant légèrement le corps en avant :
– Inspirez d’abord par le diaphragme en poussant cette membrane vers l’extérieur. Rendez-vous compte que ce mouvement oblige l’estomac à se détendre et le corps à retrouver une position verticale.
– Sans interrompre ce redressement du corps,
écartez les coudes et, par ce mouvement, écartez aussi les côtes.
– Enfin élevez les bras au-dessus de la tête, les doigts étant tournés vers le ciel. Prenez conscience que tout votre corps se trouve empli d’air.
– Maintenant expirez en ramenant les bras le long du corps et en vous penchant en avant.
Répétez . cet exercice Plusieurs fois.
http://jean-paul.barriere.pagesperso-orange.fr/kriya/respirat.htm
Yoga de la Compassion ou Bhakti Yoga
Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
Parfois, des nuages obscurcissent notre ciel, les nuages voilent le soleil, qui, cependant, est toujours présent….là-haut…un peu plus haut.. ! Que sont ces nuages ?
Nos souffrances, nos blessures anciennes,..la tristesse, l’amertume, la colère, la jalousie, le découragement… D’où viennent-ils ? Comment vivre mieux au quotidien ? Comment ne pas se laisser imploser dans ce tourbillon de vibrations désagréables ?
En prenant soin de vous avec amour et compassion pour arriver à la « dévotion » (bhakti) pour la Source de Lumière, d’Amour qui réside au fond de vous !
Le but du yoga est de nettoyer l’esprit et de le stabiliser. Pour parvenir à ce but ou au moins avancer dans cette direction, plusieurs voies sont possibles :
Bhakti Yoga : sublimation des émotions en dévotion.
Hatha Yoga :contrôle du mental par le contrôle de l’énergie.
Raja Yoga :observation et contrôle de l’esprit, concentration.
Jnana Yoga :(utilisation de l’intellect pour poser les vraies questions.
Karma Yoga :détachement dans l’action)-.
Nada Yoga : sons, vibrations, …) [1]
La démarche
Entrer dans la pleine conscience. Ne pas lutter contre ce qui nous gêne, d’abord reconnaître. Ce qui ne veut pas dire cultiver nos blessures !
Mais les rejeter, ne pas vouloir les voir, entraîne à revivre sans cesse les mêmes difficultés, ou les mêmes souffrances. Si on ne comprend pas le message, il revient et crie plus fort pour se faire entendre.
Savoir qu’il y a en nous notre moi, notre ego, notre petite personne qui s’est formée tout au long de notre existence, au travers de nos joies et nos souffrances. Il y a des traces.
Ne pas nier cet ego, ni le « tuer », mais l’ouvrir à la Conscience.
Savoir aussi qu’il y a en nous, plus grand que cet ego, que ce moi. Il y a le Soi, l’Etre essentiel, notre nature de Bouddha, notre nature divine, le Grand Esprit, la Sophia..( à chacun suivant sa culture..).
Cet aspect de nous-même va prendre soin de l’autre partie. Les deux vont se rencontrer de manière à ne plus faire deux, mais une seule entité, c’est l’Unité retrouvée, notre vraie nature…
Deux ? il y a ce qui nous pousse à faire ceci et cela, et une petite voix intérieure qui nous dit souvent que cela n’est pas tout-à-fait O.K., mais on le fait quand même.
Pourquoi ? On ne sait pas, c’est plus fort que nous….c’est toujours comme ça !
Quand on est tout à fait en harmonie avec soi-même, ce tiraillement n’existe pas, n’existe plus. Ni avant, ni pendant, ni après un acte « juste ».
C’est l’Unité, c’est l’accord avec notre Etre profond.
C’est un long chemin, mais c’est une route praticable.
Une étape sur ce chemin est de reconnaître au moment où elle surgit, cette « énergie d’habitude », cet automatisme, en lui disant : « ah ! je t’ai vu ! C’est toi qui est là ! C’est toi qui est revenu ! ».
On n’en est pas encore débarrassé ? Le sera-t-on jamais ? vraiment ? mais au moins ce n’est plus lui qui nous dirige systématiquement et totalement.
Nous allons essayer de nous approcher de notre souffrance (peur, jalousie, colère, amertume, déception, tristesse, énervement, habitude désagréable, identification à …., maladie…) nous allons la prendre, la regarder, ne pas la fuir, voir ce qu’elle essaye de nous révéler, sa profondeur, sa beauté, son immensité.
Si nous restons entièrement avec elle, avec ce seul mouvement, la souffrance va cesser.
Il nous faut trouver le « point de douceur » au cœur de notre blessure, et y demeurer.
Etre blessé est une occasion merveilleuse de changement, plutôt que de résister au changement, ouvrons-nous et profitons de l’occasion . Sogyal Ringpoché.
Nous pouvons y aller ensemble, et nous y aider.
Il y a en nous des ténèbres, càd. la densité de la matière de notre incarnation, mais aussi la Lumière, ce qui nous donne vie, ce qui nous informe.
On a coutume de dire que nous sommes poussière et nous retournons à la poussière, mais on oublie que nous sommes aussi Lumière et retournerons à la Lumière
Méthode de travail
a) Concentration, méditation sur le souffle.
Bien placer la respiration : expirer à fond – inspirer naturellement.
Se centrer sur la respiration, ne penser à rien. Si une pensée vient, la laisser partir sur l’expiration.
b) Entrer en contact avec soi-même.
Prendre de quoi écrire, et laisser venir.
Quelle est la souffrance qui revient sans cesse.
Quelle est l’émotion qui surnage en ce moment : tristesse ? colère ? jalousie ? rancoeur ? culpabilité ?
Quels sont ou quel est le comportement qui revient sans cesse, et dont je dis après coup, zut, je me suis encore laissé(e) emporter.
c) Travail de pleine conscience :
Il s’agit aujourd’hui de regarder en face ce comportement, ce sentiment, cette énergie d’habitude.
Laisser s’exprimer pleinement l’expérience sans la poursuivre pour autant !
Il s’agit de l’accueillir avec bienveillance, avec compassion, car il s’agit de quelque chose de nous, que nous avons fait nôtre, qui s’est inscrit en nous soit dans notre corps, soit dans notre mental, ou notre psychisme.
C’est une information qui s’est bien incrustée.
La surface du lac de notre esprit est agitée, mais la profondeur de notre océan intérieur est calme et rempli de bonté naturelle.
Nous allons nous servir de ce fond là pour apaiser ce qui s’agite en surface.
Sur l’inspir :
Soyons accueillant(e) à cette construction mentale, cette habitude.
Je sais que la colère, la tristesse, voire la maladie est en moi..
Je sais que le bébé, le petit enfant en moi est en train de crier, de pleurer.
Bonjour ma colère…ou ma tristesse..ou ma peur…
Sur l’expir : compassion envers soi-même.
(Comme un grand frère qui ne condamne pas son cadet malheureux mais lui dit : cher petit frère, je suis là pour toi…)
J’en prends bien soin.
Je te vois….je te reconnais.(ma tristesse, ou ma colère, ou ma peur….)
Je te souris.(idem..).
Ne pas « lutter contre » mais accueillir l’émotion, la reconnaître, lui envoyer de l’Amour, et elle se calmera, elle se diluera, elle se transformera en Sagesse.
Le bébé ne pleure plus tout seul dans un coin.
(Lorsque chacun aura trouvé l’affect ou le comportement qui le domine pour le moment, laisser chacun s’installer dedans.
Ecrire quelques mots au sujet de cet affect, ce comportement.. Quelle est son origine ?
Dans quelles circonstances revient-il chaque fois ?
Bien le cerner, le nommer : colère, peur etc…)
Qu’est-ce que vous avez à lui dire : construisez votre petit mentra.
Si au lieu d’un affect, d’une construction mentale, il s’agit d’un comportement récurrent dont croit qu’il vient d’une personne : père, mère, ou autre (je me mets toujours dans les mêmes colères que mon père…)
Nous travaillons ensemble, chacun pour soi, quelques respirations.
Ensuite chaque personne va se mettre au milieu du groupe et va dire sa phrase et quelques mots à ce sujet – si elle le désire- ce n’est absolument pas indispensable, le travail peut se faire de manière strictement personnelle sans que personne ne soit obligé de s’exprimer verbalement. Il ne s’agit pas d’un groupe de « thérapie ».
Les autres se centrent en eux-mêmes dans leur Etre essentiel ( ce qu’il y a de meilleur en lui, ce qu’on sait de notre bonté, de notre compassion, et si on ne le sent pas, le dire simplement mentalement à l’intérieur de soi : « si je ne me sens pas compatissant en ce moment, je sais ou je crois qu’il y a en moi cette pure compassion).
On se prépare à soutenir, à accompagner la personne qui est au milieu.
Les autres respirent simplement au rythme le plus proche de la personne.
Sutra du coeur.
Si après un travail de ce genre, vous sentez, vous ressentez une sorte de bien-être, de soulagement, de gratitude envers l’autre, pour l’Univers, pour la vie….
notez, enregistrez bien ce que vous vous dites à ce moment là, relisez le de temps en temps en vous retirant au calme, méditez le : répétez-le en ressentant ce que vous éprouvez au fond de vous.. c’est votre sutra du cœur .
Relaxation dirigée.
On termine le travail par une relaxation en position couchée, relaxation dirigée où l’on est invité à envoyer un sourire, une pensée positive dans chaque recoin de notre corps.
Mieux-etre.com
Le YOGA c est bon pour la santé
Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
Jeune cadre stressé, retraité, femme enceinte, enfant ou sportif, nous pouvons tous tirer d’énormes bénéfices de la pratique du yoga.
Sans aucune contre-indication et ne nécessitant pas d’aptitude physique particulière, les séances de yoga sont ouvertes à tous.
Le yoga stimule toutes les fonctions de l’organisme
Le yoga est une méthode de développement personnel et une science de la pratique spirituelle.
La discipline la plus pratiquée est le hatha-yoga (un esprit sain, pour un corps sain et pour méditer au mieux), lequel comprend des exercices respiratoires et plus d’un millier de postures. La réalisation des postures impose des étirements, flexions et torsions sollicitant les articulations, les nerfs et les muscles. Mais les postures et la respiration stimulent également la circulation sanguine, le système digestif, la concentration, etc. Au final, tout l’organisme travaille et en tire des bénéfices importants.Les inestimables bienfaits du yoga
Une pratique ponctuelle du yoga apporte immédiatement une détente à la fois mentale et musculaire. Le yoga aide également à lutter contre le stress et l’anxiété.
Une pratique plus régulière s’accompagne de nombreux bienfaits sur le long terme : développement de la souplesse, lutte contre les troubles musculo-squelettiques, meilleure santé générale et soulagement de nombreux problèmes de santé.Quelles sont les principales indications du yoga ?
- Santé respiratoire.
- Asthme (amélioration de la qualité de vie et allègement du traitement médicamenteux).
- Santé cardiovasculaire (cholestérol, tension artérielle, glycémie…).
- Stress et anxiété.
- Sommeil (endormissement, qualité et durée du sommeil).
- Dépression (amélioration de l’humeur).
- Qualité de vie des personnes atteintes d’un cancer.
- Troubles musculo-squelettiques (arthrose, lombalgie…).
- Facultés intellectuelles et mémoire (chez les jeunes et les personnes âgées).
- Syndrome colon irritable (soulagement des symptômes).
- Épilepsie (réduction de la fréquence des crises).
e-santé.fr
Manger sain
Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
“Mangez modérément ce dont vous savez par expérience que cela est pour vous, agréable et digestible. Une nourriture simple est la meilleure.” Swami Sivananda
L’alimentation– l’énergie pour vivre
Le corps humain a besoin d’alimentation pour deux raisons : il lui faut du carburant, pour fabriquer l’énergie nécessaire et il lui faut de la matière première, pour se régénérer et renouveler sans cesse ses cellules. Une alimentation saine et naturelle soutient ces deux besoins fondamentaux de façon optimale.
Plus un aliment est proche du soleil, plus il est riche en énergie. Ainsi les aliments vivants sont à privilégier, les végétaux, céréales, graines, les fruits contiennent des minéraux et des vitamines essentielles à notre santé. C’est grâce à eux que les réactions peuvent se faire dans l’organisme, c’est l’étincelle nécessaire pour allumer un feu. De plus les végétaux sont riches en fibre et permettent de conserver une bonne vitalité de l’intestin.
Nous sommes ce que nous mangeons. C’est vrai à plus d’un égard. Comme indiqué ci-dessus, nous avons besoin de manger pour maintenir les fonctions vitales de notre corps. Mais la nourriture a également des effets subtils : sa substance parvient à former notre esprit. Raison de plus pour que nous privilégions une alimentation naturelle. Des aliments frais, légers et nutritifs maintiennent un corps mince et flexible, clarifient et aiguisent l’esprit .
Que ton aliment soit ton médicament.
Si nous ignorons les principes de base d’une nourriture saine, nous en paierons finalement le prix sous la forme de maladies. Par conséquent, une alimentation équilibrée devrait comporter les éléments suivants dans les bonnes proportions :
Protéines animales et végétales : Ce sont les matériaux de construction de notre organisme. Il est important de varier les sources de protéines en alternant viandes (blanche/ rouge), le poisson, les légumineuses ( pois chiches, haricots rouges, noir, azuki.., les lentilles vertes et corail, flageolets, …) et les graines oléagineuses ( Amande, Noix, Noisettes.. )
La médecine moderne reconnaît que la consommation excessive de viande peut amener diverses maladies. Un niveau de cholestérol et d’acide élevé, ainsi que les additifs, les conservateurs et les produits pharmaceutiques trouvés dans la viande provoquent des ravages sur le corps humain.
Nous vivons dans un monde où un enfant meurt de malnutrition toutes les deux secondes. Il n’est pas raisonnable de produire de la viande pour quelques nations riches alors que les cultures de céréales ou de légumineuses pourraient nourrir beaucoup plus de gens. Un bœuf fournit 200kg soit 1500 repas; les céréales qui ont servi à le nourrir auraient pu nourrir 18000 personnes ! Et n’oublions pas que l’industrie de la viande consomme et pollue beaucoup d’eau ; pour elle, on élimine énormément de forêts aussi. Alors mangez des haricots c’est pas chère et très riche en minéraux( magnésium, calcium, fer) et vitamines essentielles à notre santé physique et mentale.
Les glucides ou sucres : C’est le carburant du corps et du cerveaux. Il y a les sucres rapides : sucre blanc et complet, miel, fruits et les sucres lents: les féculents: céréales, légumineuses et légumes racine: pomme de terre, carotte..
La notion de sucre lent et rapide est remplacée aujourd’hui par celle „ d’index glycémique“. L’index glycémique permet de classer les aliments en fonction de leur rapidité à augmenter la glycémie et à favoriser la production d’insuline.
Cette hormone favorise le stockage du glucose sous forme de lipides (graisse) et abaisse nos réserves de glucose dans le sang, c’est l’hypoglycémie“ ou manque de sucre; le besoin de manger sucré s’impose! Et alors nous grignotons avant l’heure du repas suivant.
Les féculents quant à eux ont un index glycémique bas. En effet, ils sont riches en amidon, celui-ci se transformera au cours de la journée en glucose qui nous fournit l’énergie (sucre) nécessaire mais se diffusera dans le sang très progressivement ne provoquant pas de production d’insuline, et donc pas de coup de faim et pas de stockage sous forme de graisse..!
Les lipides ou graisses : c’est également un carburant pour le corps mais de deuxième ligne, le corps se sert d’abord du sucre puis il va chercher dans les graisses son énergie. On dit qu’il y a les mauvaises graisses: Consommées en excès, elles favorisent la prise de poids et l’augmentation du mauvais cholestérol. Il s’agit des fromages, des charcuteries et des viandes rouges. Il faut donc limiter ces apports de graisse.
Il y a les graisses neutres à favoriser car elles limitent la production de mauvais cholestérol. C’est la graisse des volaille et l’huile d’olive.
Et les graisses ESSENTIELLES, ou oméga-3 et oméga-6 elles constituent la membrane de nos cellules. Les oméga-3 favorisent la production de bon cholestérol et nous protègent des maladies cardio-vasculaires, tumorales et inflammatoires. On les trouve dans les poissons gras (sardines, harengs, truite, saumon) et les huiles végétales de première pression à froid (ou Vierge Extra) de noix et de colza par exemple ou encore dans les graines de Lin. Ils doivent représenter 15à 20 % de nos lipides totaux!
C’est sûr il va falloir changer nos habitudes! Abandonner les rillettes de porc pour celles de maquereaux, les sauces au beurre blanc pour celles à l’huile de noix, la crème chantilly pour quelques amandes effilées..
les minéraux, les vitamines: 400 gr à 500 gr de légumes par jour chez un adulte couvrent la moitié de nos besoins en calcium, potassium et magnésium, la totalité des besoins en vitamine A et en fibre et la plus grande part des besoins en vitamine C, B9 et nutriments protecteurs. Surtout si vous achetez tout frais pour les consommer crus ou à peine cuits à la vapeur ou au wok.
Un menu équilibré se compose de céréales, de légumineuses, de fruits et légumes frais, de noix, de graines , d’huiles végétales et une petite quantité de produits animaux : poissons, fromage, œufs, viande. Cette alimentation est saine, bien équilibrée, facile à digérer, et fournit au corps un maximum de nutriments et d’énergie.
Mais ceci n’est pas assez …
Pour prévenir les maladies, manger des aliments naturels n’est pas suffisant. Nous sommes exposés, jour après jour, à une surcharge de toxines et de facteurs environnementaux malsains, tels que l’air et l’eau pollués, les pesticides dans notre nourriture, la pollution électromagnétique et autres. Une prévention efficace des maladies n’est par conséquent possible que si ces quatre points dont le yoga propose sont respectés.
(1) exercices appropriés par des postures qui stimulent la circulation sanguine.
(2) respiration correcte pour maximiser l’assimilation d’oxygène.
(3) Relaxation parfaite du corps et du mental.
(4) Pensée positive et la méditation.
« Manger pour vivre, ne vivez pas pour manger »
Quelques conseilles:
Mangez une nourriture saine, en quantité raisonnable, à heures fixes.
Réduisez progressivement votre consommation de sel, préférez un sel de mer riche en oligoéléments.
Mangez des légumes crus et cuits aux deux repas principaux.
Mangez des féculents à tous les repas ( céréales, légumineuse, pomme de terre)
100 gr à 120 gr de viande volaille, poisson, fruit de mer une seule fois par jour.
Privilégiez volaille et poisson, mangez du poisson gras une fois par semaine.
Une part de fromage et un produit laitier par jour, pas plus!
Un à deux fruits cru par jour en dehors des repas.
Sélectionnez et limitez les corps gras d’ajout ( sauce industrielle)
consommez une à trois cuillère à soupe d’une huile végétale de première pression à froid ( vierge extra) type olive et colza . Consommez le beurre exclusivement cru ou fondu.
Limitez les produits sucrés en privilégiant le miel et les fruits secs ( pruneaux, dattes, figues, bananes séchées, abricots) très bon en encas associés aux graines oléagineuses ( noix, amande)
Buvez 1,5 l d’eau par jour.
Bien manger c’est pas sorcier!
Encore quelques conseilles:
Mangez dans une atmosphère calme.
- Mangez doucement et dégustez. Mâchez bien. La digestion commence dans la bouche.
Mangez simplement. Il est difficile de digérer des combinaisons complexes d’aliments.
Ne mangez pas que ce que vous préférez.
Éviter de grignoter entre les repas mais accordez vous un bon quatre heure.
Ne démarrez pas la journée le ventre vide, le petit déjeuné est essentiel pour une journée en forme.
Ne surchargez pas l’estomac.
Préférez la qualité plutôt que la quantité.
Évitez de dîner trop lourd et trop tard le soir, pour un sommeil réparateur il est préférable de ne pas dormir en pleine digestion et le corps à besoin de 12h entre le repas du soir et le petit déjeuné.
- Essayer de laisser le système digestif au repos une fois par semaine, en mangeant pendant une journée très léger comme une soupe midi et des fruits cuits le soir . Le corps pourra éliminer les toxines et se régénéré.
Le BONHEUR
Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
Le bonheur ne se trouve pas
avec beaucoup d’effort et de volonté
mais réside là, tout près,
dans la détente et l’abandon.
Ne t’inquiète pas, il n’y a rien à faire.
Tout ce qui s’élève dans l’esprit
n’a aucune importance
parce que n’a aucune réalité.
Ne t’y attache pas.
Ne te juge pas.
Laisse le jeu se faire tout seul,
s’elever et retomber, sans rien changer,
et tout s’évanouit et recommence à nouveau, sans cesse.
Seule cette recherche du bonheur nous empeche de le voir.
C’est comme un arc-en-ciel
qu’on poursuit, sans jamais le rattraper
Parce qu’il n’existe pas, qu’il a toujours été là
et t’accompagne à chaque instant.
Ne crois pas à la réalité des expériences bonnes ou mauvaises,
elles sont comme des arc-en-ciel.
A vouloir l’insaisissable, on s’épuise en vain.
Dès lors qu’on relache cette saisie,
l’espace est là, ouvert, hospitalier et confortable.
Alors profites-en. Tout est à toi, déja. Ne cherches plus.
Ne va pas chercher dans la jungle inextricable l’éléphant
qui est tranquillement à la maison.
Rien à faire
Rien à forcer
Rien à vouloir,
Et tout se fait tout seul.
Guendune Rinpoché
MANTRAS
Cours de YOGA à St Maximin la Sainte Baume
Mantra : Signifie littéralement « instrument (tra) de pensée (man) », défini dans plusieurs dictionnaires comme une prière, un hymne ou un cantique, une formule sacrée ou une incantation. Un mantra peut avoir une signification précise ou être inintelligible et peut se composer d’une seule lettre, d’un mot ou d’une phrase entière.
Japa : Signifie littéralement « murmurer, chuchoter », généralement en référence à la répétition des mantras.
Kirtana (Communément appelé kirtan ; ou bhajana, « adoration ») : Le kirtan est l’une des pratiques du yoga de la dévotion (bhakti-yoga) consistant à chanter la louange du Divin, généralement accompagné de percussions et autres instruments de musique. Traduit littéralement par « réciter, répéter, dire », et généralement traduit par « chant dévotionnel ».
Invocation : Une prière semblable à un mantra généralement prononcée au début d’un rituel ou une session formelle pour rendre l’occasion solennelle. L’une des invocations les plus célèbres est celle en hommage à Patanjali, qui commence ainsi : « Je m’incline devant le plus noble des sages, Patanjali… »
Que signifie « Japa »?
La récitation des mantras est désignée par le terme japa, qui signifie littéralement « murmurer, chuchoter. » Selon le Hatha Yoga et le Mantra Yoga, le son est à l’origine de l’univers. Tout son, qu’il soit subtil ou audible, provient d’une source transcendantale et silencieuse appelée « son suprême » ou « voix suprême » (shabda-brahman ou para-vac). Tous les sons contiennent à des degrés divers une partie de la force créatrice du son suprême, mais les sons des mantras sont les plus puissants.
Le Japa est une pratique millénaire. À l’origine, les mantras étaient uniquement tirés des milliers de versets que compose le Rig-Veda, le texte sacré le plus ancien de l’hindouisme. Plus tard, les mantras furent également tirés de sources non-védiques telles que les nombreux textes associés aux écoles de Tantra hindou ou ceux révélés aux sages (rishis) pendant la méditation. Le courant du Mantra Yoga a été développé assez récemment, sachant que le mot « récent » en années « yogiques » signifie entre douze et quinze siècles. Les manuels pédagogiques du Mantra Yoga recensent généralement seize membres (anga) du yoga. Un certain nombre d’entre eux – comme les postures (asana), les techniques de respiration (pranayama) et la méditation (dhyana) – sont communs à d’autres écoles de yoga.
Les composantes de base de tous les mantras sont les 50 lettres de l’alphabet sanskrit. Les mantras peuvent être composés d’une seule lettre, d’une syllabe ou d’une série de syllabes, d’un mot ou d’une phrase entière. D’un point de vue étymologique, le mot mantra est dérivé du verbe man qui signifie « penser » et du suffixe –tra signifiant « instrument ». Un mantra est donc littéralement « un instrument de pensée » qui permet à notre conscience de se focaliser, s’intensifier et s’élever sur le plan spirituel.
L’objectif des mantras
Dans la tradition, les mantras ont deux objectifs à la fois matériel et spirituel. Nous pensons généralement qu’un mantra est uniquement un instrument de transformation personnelle. Mais les mantras des anciens temps étaient également utilisés à des fins ordinaires ou avec des intentions qui n’étaient pas toujours positives. Ils servaient par exemple à communiquer avec les esprits et les ancêtres, apaiser leurs souffrances ; exorciser ; chasser les forces du mal ; guérir les maladies ; contrôler les pensées ou les actes d’autrui ; et acquérir des pouvoirs (siddha) ou des pouvoirs magiques. Quant à la dimension spirituelle, les mantras ont le don de calmer les fluctuations habituelles de notre conscience et de l’amener vers sa source, le moi-profond.
Différentes catégories de mantras
Les yogis classent les mantras en deux catégories : les mantras qui ont un sens et ceux qui n’en ont pas. Les premiers revêtent à la fois une signification évidente et une signification ésotérique, à l’instar des « grandes paroles » (maha-vakya) tirées des Upanishad (textes sacrés hindous) telles que « Je suis l’Absolu » (aham brahma asmi) et « Tu es Cela » (tat tvam asi). Ces mantras ont deux fonctions : inculquer une doctrine spirituelle à la personne qui récite le mantra, et servir d’outil de méditation.
Désigner la seconde catégorie de mantras comme des mantras dépourvus de sens peut prêter à confusion. Ces mantras sont en apparence dénués de sens pour les non-initiés, qui ne possèdent pas les clés pour les comprendre. Les initiés les comprennent parfaitement. Par ailleurs, le but de ces mantras n’est pas de transmettre une doctrine mais de stimuler un certain état de conscience chez la personne qui récite.
Les secrets pour un bon enseignement
Lorsque l’on enseigne le Japa, il faut garder plusieurs choses à l’esprit. Il faudra indiquer la vitesse, le rythme, la prononciation, l’intention et la signification ésotérique à vos élèves. On dit qu’un mantra mal prononcé et dont l’usage est inapproprié est « endormi » ou inefficace. Il est aussi recommandé que le Japa soit pratiqué à la même heure et au même endroit chaque jour, face au Nord ou à l’Est. L’heure la plus propice est appelée « l’heure de Brahma » (brahma-muhurta), fixée à des heures différentes selon les enseignants, communément à l’heure du lever du soleil ou une heure avant. Bien sûr, en fonction de l’heure de votre cours, ce n’est peut-être pas toujours possible, mais l’essentiel est d’encourager vos élèves à pratiquer régulièrement.
PAR RICHARD ROSEN

