YOGA Saint Maximin la Sainte Beaume
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L’appui sur les bras
YOGA Saint Maximin la Sainte Beaume
Lorsque l’on prend la posture du guetteur, tous les muscles s’unissent pour tendre le corps en appui sur les orteils au-dessus du sol : distance et contact au sol, pour trouver la respiration juste, symbolisent l’effort du yogi. L’appui sur les bras réussi est maîtrise de soi et libération, Nous plantons nos orteils dans le sol et nos mains prennent appui de part et d’autre du buste : nous les posons à plat, un peu plus large et un peu plus bas que les épaules, au niveau des hautes côtes. Certains préfèrent les placer au niveau des épaules. Nous inspirons sans bouger et sur un expir nous repoussons le sol avec nos mains jusqu’à avoir les bras tendus de sorte à obtenir de notre dos une ligne droite et ferme des talons jusqu’à la nuque.
Nous voilà face au sol, en appui sur les deux bras. Nous veillons à garder notre nuque dans le prolongement de notre dos, notre visage ne monte pas vers le ciel et ne plonge pas vers le sol.
La ceinture scapulaire » l’ego »
C’est l’effort que nous exigeons de notre ceinture scapulaire qui retient en premier notre attention.
Or s’il est une région de notre corps où la tension soit habituelle, c’est bien celle-ci. Tout se passe comme si cette ceinture était sous tension jour et nuit, il est rare que nous parvenions à y retrouver une détente vraie et durable. On pourrait penser que dans ces conditions, cette région devrait être très développée, forte, capable de produire un effort puissant et prolongé. Or il n’en est malheureusement rien (sauf probablement chez quelques sportifs qui cultivent cette partie de leur musculature) nous notons au contraire une alliance de tension et de faiblesse.
Et c’est le signe tangible d’une réalité psychologique fondamentale : toute tension fausse se traduit par une faiblesse. Ce qui reste indéfiniment tendu dans nos épaules, ce ne sont pas seulement nos muscles, c’est notre personne, notre système nerveux, nos angoisses.
Nous disons que cette tension est » fausse » parce qu’elle n’est exigée ni par l’action à faire ni par le résultat à produire, elle ne provient que de notre anxiété, elle n’est qu’un symptôme d’une difficulté psychologique.
La ceinture abdominale le » hara »
L’effort du guetteur est tout aussi intense au niveau de la ceinture abdominale. Il ne suffit pas que les bras tendus maintiennent nos épaules et notre thorax à une certaine distance du sol, il faut encore combattre la propension de notre abdomen à s’alourdir vers le sol et à entraîner une cambrure lombaire à laquelle nous ne sommes que trop enclins. Il arrive fréquemment, il est vrai, que le souci de soulever l’abdomen conduise au contraire à soulever les fesses vers le plafond. Toute perte d’identité, tout manque de confiance en soi vident notre centre vital de sa force. Trop de gens vivent à longueur d’année avec un ventre désespérément mou et des épaules désespérément dures ! Ce n’est pas tant une question de kilos en trop dans nos viscères, c’est plutôt notre attitude intérieure vis-à-vis de nos devoirs à accomplir, de nos obstacles à franchir et de nos luttes en général. Il nous faut faire un effort pour tenir notre abdomen et décambrer nos reins et cet effort ne doit pas contrarier la justesse de notre geste respiratoire, alors que celui-ci doit trouver sa place précisément dans le centre vital. L’effort au niveau des épaules contrarie la respiration haute, l’effort au niveau de l’abdomen contrarie la respiration abdominale.
La pratique permettra de découvrir qu’il est possible de maintenir une respiration juste et paisible au sein même d’un effort important de la ceinture abdominale.
L’entraînement postural est nécessaire, bien sûr, mais c’est surtout l’apaisement dans la tête qui importe.
Retrouver notre autonomie respiratoire au sein de notre effort, c’est éprouver cette liberté en acte. […]
Distance et union
Le yogi en appui sur les bras se donne pour tâche de se tenir à distance du sol, ni trop, ni trop peu. Et cette distance, pour être et rester juste, exige de lui un effort soutenu. Cet effort est un engagement de tout son être, il est une application dans ce cas particulier d’un cas de figure très général : les êtres et les objets avec lesquels je suis en relation doivent être tenus à la distance juste. Trop près, c’est la confusion et le manque de liberté ; trop loin, la relation se distend et se perd, je reste dans ma solitude. L’art de la relation juste, c’est l’art de la distance juste. Pour trouver la distance juste, il est absolument nécessaire de garder le contact. Les arts martiaux nous offrent d’excellents exercices pour maintenir un contact dans lequel on ne saisit pas et on n’est pas saisi.
Si mes mains se refermaient sur la prise de mon partenaire, je ne pourrais plus le lâcher sans risquer de prendre un coup et par conséquent je deviendrais prisonnier de ma prise. Mais si je maintiens un contact dans lequel je ne saisis pas, je contrôle la situation tout en conservant ma liberté de mouvement. […]
Bernard REROLLE
Extrait de la Revue Française de Yoga – Juillet 1997
La Vigilance
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Cet état de vigilance est la source de progression du discernement, libérateur des confusions. Dans le cadre de notre pratique contemporaine du hatha-yoga, nous pouvons attribuer une double fonction à l’état de vigilance, à la fois sociale et spirituelle. Lorsque l’Union Européenne de Yoga a été constituée, vers 1975, la charte de fondation précisait que la pratique du yoga était une réponse possible à la dispersion mentale accélérée vécue dans nos sociétés modernes. Aujourd’hui, le constat serait encore aggravé. Entre autres, la pression médiatique, l’usage intensif du portable, du zappage, les sollicitations visuelles et auditives incessantes de ceux qui nous abreuvent et nous conditionnent par la publicité, concourent à augmenter notre dispersion mentale. Celle-ci nous rend moins présents au monde, à la vie sociale, plus fragiles nerveusement et plus manipulables psychiquement. Le manque de vigilance organisé est une forme de souffrance (klesha) qui entretient la confusion.
Heureusement, Patanjali nous affirme qu’il est possible d’inverser le processus, de réduire la souffrance à venir (Yoga Sûtras II,16), en cultivant notamment le discernement, la concentration qui redonne plus de présence à la vie, aux autres et qui développe l’écoute et l’ouverture du cœur. De son côté, en écho, le hatha-yoga prône l’évolution spirituelle du pratiquant, en enseignant notamment la concentration et la méditation vigilante dans le cœur (H.Y.P. I,48). Ce cheminement de la connaissance conjugue la grâce et l’action attentive, qui créent des conditions favorables à l’éveil intérieur. La faculté d’être en éveil de conscience s’exerce constamment grâce à l’acuité de la présence dans la vie quotidienne, depuis les perceptions les plus simples, jusqu’à la révélation de la profondeur subtile des choses. Cette capacité d’attention est un enthousiasme vigilant (utsaha) qui dans le hatha-yoga se développe avec des exercices physiques et psychiques, et intègre le corps dans une visée de libération spirituelle. Le corps devient ainsi le moyen concret, efficace, pour réaliser cet état de vigilance, source du discernement, afin de sortir des affres de la dispersion mentale. Pendant toute la séance, la qualité du souffle doit être maintenue comme une mesure constante de la justesse de l’effort du moment. Dans chaque exercice, le pratiquant s’applique à constamment respirer de manière lente, régulière et ample. Si le souffle devient plus court ou saccadé, c’est le signe qu’il y a trop de tensions, l’élève doit réduire l’intensité de l’effort engagé. Cependant, l’essentiel demeure dans les moyens (upâya) mis en œuvre par le pratiquant pour sans cesse relancer la vigilance. De cette façon, la pratique posturale du hatha-yoga fait du corps le lieu d’une alchimie intérieure. Cette transformation passe par le développement, de la vigilance, du discernement, en vue d’accéder à un éveil spirituel.
L’authenticité et l’application de cet éveil se mesurent dans la vie quotidienne.
Boris Tatzky
Revue Française de Yoga – Juillet 2008
Postures de base
YOGA Saint Maximin la Sainte Beaume
POSITION EN TAILLEUR

Après avoir établi votre posture, commencez à porter votre attention sur votre corps. Quand vous prenez conscience d’une partie de votre corps, assouplissez-la, détendez-la, relâchez-la.
POSTURE DE LA MONTAGNE
Tadasana

La posture de la montagne est la base des postures debout, elle étire le corps supérieur.
Pieds joints ou légèrement écartés, répartir le poids du corps également sur toute la surface des pieds.
Contracter les muscles fessiers, tourner les rotules vers l’extérieur, jambes tendues, poitrine en avant, étirer la colonne vertébrale, bras reposant le long du corps.
Tenir la posture en respirant profondément.
POSTURE DE L’ARBRE
VRIKSASANA

L’ Arbre fait partie des postures qui développent le sens de l’équilibre tant physique que mental. L’équiibre est fortement affecté par l’état émotionnel, inversement, la maîtrise de l’équilibre physique a une influence positive sur l’équilibre mental. Imaginez un arbre majestueux bien enraciné dans la terre déployant sa frondaison vers le soleil.
POSTURE DU TRIANGLE
TRIKONASANA

Cette posture est très géométrique, comme l’indique la traductuion de son nom sanskrit, posture des trois angles. En fait, les bras, les jambes et le torse forment plusieurs triangles. Cette posture aide a aligner sur le même plan les hanches, les jambes et le torse. Elle développe la force, la souplesse et la résistance. La respiration doit être régulière et profonde. Pour allier force et légèreté, imaginez un gros oiseau se laissant porter, ailes déployées, par les courants d’air.
POSTURE DU GUERRIER
VIRABHADRA ASANA

Cette posture fortifie le lien avec l’énergie ancrante de la terre. Cette variante met l’accent sur l’établissement d’une base ferme dans les jambes pendant que la poitrine se lève et s’élargit. excellente pour l’intégration des moitiés inférieure et supérieure du corps.
C’est une posture dynamique qui porte un nom qui s’inspire de Virabhadra, un guerrier mythique. Elle tonifie et renforcent les muscles des cuisses et canalisent l’énergie et la force qui sont dirigées vers les parties du corps ou de l’esprit qui en ont besoin
DEBOUT FLEXION AVANT
UTTANASANA

Les flexions avant stimulent la colonne vertébrale, facilitent la digestion et l’élimination des toxines. Dans cette posture, les jambes sont tendue à la verticale des hanches, les muscles postérieurs sont étirés et tout le corps est tonifié.
Plutôt que de pousser vers le bas, utilisez le poids de votre corps et détendez le buste. si votre dos est raide, faites la posture en douceur et insistez sur la respiration.
POSTURE DU CADAVRE
SAVASANA

Prendre cette posture après quelques asanas permet à tous les systèmes corporels de se détendre et d’assimiler le travail accompli. . Pratiquée seule, elle peut permettre la détente corporelle et la concentration mentale, quand vous êtes tendu, fatigué et que vous avez besoin d’un coup de fouet.
Allongez-vous sur le dos avec vos bras et jambes écartées et les yeux fermés. Détendez-vous. Bien que cela semble une posture facile, il est l’un des plus difficiles. Tout en restant immobile, votre esprit est pleinement conscient et donc de détente dans le vrai sens n’est pas atteint. La pratique répétée vous permet de garder le corps immobile et esprit détendu .
JATHARA PARIVARTANASANA
Posure en torsion

Cette torsion spinale soutenue comprime en douceur les organes abdominaux et élimine les toxines accumulées. Les torsions sont des postures qui améliorent la souplesse vertébrale et stimulent énergiquement les organes internes. – en particulier les reins, l’estomac, le pancréas et la rate. elles permettent également de développer le contrôle de la respiration. Le yoga inclut diverses postures en torsion.
SETU BANDHASANA
Posture du pont

Le pont est une puissante flexion arrière, excellence pour les débutants parce que sans risque. Cette posture aide à développer la souplesse et la force et à rendre conscience du travail des abdomianux et du périnée. Le pont tonifie les jambes et aide la poitrine à s’ouvrir, ce qui libère la région cardiaque, il stimule aussi la colonne vertébrale et les glandes situées au niveau du cou, et prépare le corps aux postures sur les épaules.
SARVANGASANA
Posture de la Chandelle

Dans cette position inversée où le menton appuie contre la poitrine, la circulation vers la thyroïde et parathyroïde est accrue. Les glandes endocrines cérébrales reçoivent aussi du sang frais. Cette posture convient mieux à la fin de votre séquence d’asanas-là, vous pourrez réellement apprécier ces effets très apaisants. la chandelle améliore l’irrigation sanguine cérébrale et les facultés intellectuelles. atténue les troubles cutanés faciaux (cernes sous les yeux, boutons, etc…). Favorise une saine croissance capillaire, limite le grisonnement prématuré, la chute des cheveux. Elle atténue également migraines et céphalées.
HALASANA
Posture de La charrue
Halasana cette inversion rajeunit parfaitement l’ensemble du système nerveux. Les organes abdominaux sont contractés et tonifiés. Le cou et les épaules sont libérés de toute tension et la colonne vertébrale est étirée au maximum. On aboutit naturellement à cette position à partir de la posture de la chandelle. Cette posture améliore la souplesse dorsale, l’irrigation sanguine du visage, la texture de la peau et élémine les cernes sous les yeux. Halasana lève les blocages énergétiques affectant les plexus majeurs que sont le coeur et la gorge.
VAJRASANA
Posture du diamant ou de la foudre

La posture du diamant assouplit les genoux et les chevilles. Stimule les organes et le bassin. Excellente pour le pranayama. Elle permet de reprendre un souffle calme et régulier avant de reprendre quelques asanas.
USTRASANA
Posture du Chameau

Cette posture prépare le corps et le mental pour des flexions vers l’arrière plus difficile. Elle assouplit les épaules, ouvre la poitrine et rend le bas du dos flexible. Ustrasana est réputée pour entraîner un déconditionnement complet du mental
MARJARIASANA
Posture du chat et le geste respiratoire

S’agenouiller et placer les mains au sol, les bras dans le prolongement des épaules.
En expirant abaisser la tête, menton sur le poitrine, en rondissant le dos le plus possible.
En inspirant creuser le dos en cambrant la région lombaire, pousser les mains vers le sol et rejeter la tête en arrière.
- Assouplit la colonne vertébrale.
- Enlève la fatigue du dos.
- Tonifie les muscles abdominaux et thoraciques.
- Développe la concentration et la prise en conscience — chacun des espaces intervertébraux est passé mentalement en revue pour être mobilisé.
- Contribue aussi à la mise en place d’un rythme respiratoire.
- Excellent exercice pendant la menstruation et pour les femmes enceintes.
BALASANA
Posture de l’enfant ou de la feuille pliée

Cette posture reposante rétablit l’équilibre et l’harmonie du corps et conduit l’esprit à un état ouvert et réceptif. C’est une contre posture que l’on intégre après des postures plus difficiles comme le ustrasana.
Bonne pratique ! vivez juste vos postures dans l’absence d’effort, en synchronisant le mouvement à la respiration….
http://denain.yoga.chris.over-blog.com/
A propos du son et de la parole comme itinéraire vers l’unité
L’émission d’un son porté par l’expiration permet d’aller au bout de cette dernière. Cette exploitation maximale de l’expir est particulièrement bénéfique dans la pratique yoguique, où le souffle est essentiel : ainsi, associer posture et chant védique, mantra court ou bija mantra, si la posture elle-même est juste, est très positif.
Dans ses aspects pratiques, le yoga nous offre une série d’instruments permettant de trouver un équilibre dans notre vie physique, psychologique, mentale et de parvenir ainsi à l’Unité intérieure. Comme d’autres « voies spirituelles » où la psalmodie joue un rôle considérable pour éveiller le corps et l’âme à une dimension subtile, le yoga a magnifié l’outil phonique pour en faire une voie à part entière. Krishnamacharaya considérait cette voie du son comme la plus grande discipline (tapas), comme un moyen d’évolution fondamental et très efficace. […]
……..
La pratique élaborée à partir de la vibration sonore peut prendre plusieurs formes:
– la mise en place de sons (voyelles, phonèmes – syllabes simples) pour accompagner l’expiration dans les postures
– l’utilisation de mantra courts (bija man-tra ou mantra védiques) pour soutenir l’expiration dans la pratique posturale
– la récitation d’un texte védique en posture assise.
………..
Elle s’appuie sur certaines particularités du sanscrit:
– la richesse de son alphabet (50 phonèmes),
– une phonétique particulière qui distribue les consonnes d’après leur lieu d’émission dans le corps, partant du plus profond (gutturales) vers le plus extérieur (labiales),
– les correspondances établies par les textes entre les plans microcosmique et macrocosmique: les traditions shivaïte et tantrique considèrent l’univers tout entier comme issu du son primordial, chaque élément de cet univers étant représenté par une lettre ; de même, le corps humain est considéré comme un grand mantra contenant toutes les lettres de l’alphabet sanscrit,
– l’existence d’une énergie particulière inhérente à ces phonèmes, chaque phonème portant en lui une charge qui lui est propre, issue de la fragmentation du son primordial et déterminant des résonances avec certaines parties du corps ou certains plans de l’être.
Les sonorités particulières offertes par le sanscrit, de par la charge énergétique contenue dans les phonèmes et dans les associations de phonèmes, jouent un rôle déterminant dans les effets produits même si d’autres langues peuvent engendrer certains effets similaires (tous les sons utilisés dans ces pratiques ne sont pas exclusifs du sanscrit). […]
Rassurons les personnes inhibées par l’émission vocale : il ne s’agit pas d’une technique vocalement complexe, les mantra se chantent ou plutôt se psalmodient sur trois notes. La préparation posturale et respiratoire qui précède les exercices contribue à poser la voix: chanter faux n’a donc plus aucune raison d’être. Au contraire, bien des élèves dépassent leur appréhension et découvre le plaisir – voire même la joie – d’émettre ces sons.
Ces sons sont émis vocalement. Pour des personnes plus avancées, on prescrira quelquefois de les prononcer mentalement. Cette façon de faire permet alors de se concentrer sur un son ou sur un mantra aussi bien à l’expiration qu’à l’inspiration. L’effet sur la concentration est particulièrement intense. […]
L’expérience montre que l’emploi d’un son porté par l’expiration permet généralement d’allonger celle-ci, avec toutes les conséquences qui en découlent: effet sur la détente, le recentrage, l’intériorisation, la concentration. On remarque ainsi que les postures exécutées sur l’expiration, du fait de l’allongement du souffle et de la concentration qui accompagnent l’émission du son, ont tendance à être pratiquées plus à fond dans le sens où les résistances habituelles peuvent se résoudre plus aisément.
Dans certains mantra (notamment dans le chant védique), où chaque phrase se prononce sur un souffle, ces phrases s’enchaînent en s’allongeant progressivement : on retrouve ici la construction typique d’un prânâyâma, à visée éducative pour le souffle et déterminant tous les effets propres à l’allongement de l’expiration avec, en plus, les effets particuliers de la vibration sonore.
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Sous réserve d’appliquer une attitude juste.
L’émission d’un son, pour être correcte et efficace, nécessite une attitude corporelle précise: une bonne conscience de l’ancrage et de la verticalité du dos, une maîtrise du diaphragme, une excellente sangle abdominale et une bonne capacité à détendre le thorax, la gorge, le visage… Des exercices préliminaires au chant sont donc recommandés pour obtenir cette maîtrise. Réciproquement, la maîtrise de l’émission vocale permet de développer la conscience de l’ancrage, la qualité du dos, de la sangle abdominale et du souffle. A l’instar de la posture qui se construit sur la double règle de sthirasukha, le son se construit sur un ancrage, une solidité du dos et de l’abdomen, et sur une bonne qualité de détente. Cette notion est fondamentale, tout particulièrement dans la pratique en assise. […]
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Des sons à manier avec précaution.
La manipulation de ces sons devra se faire avec beaucoup de précautions car la vibration sonore démultiplie généralement les effets d’une posture ou d’une respiration.
Un son dynamisant comme HRAIM associé à une posture d’ouverture peut rééquilibrer une personne sans énergie, mais peut aussi modifier un état d’être dans le sens d’un excès de rajas.
De plus, la façon de régler l’émission de ces sons/vibrations – les prononcer plus ou moins fort, plus au moins haut, plus ou moins vite – détermine des effets plus ou moins apaisants ou dynamisants. Il s’agit donc là d’un savoir faire assez subtil qui nécessite d’être guidé. Ces dernières remarques sont valables également pour le chant védique.Elisabeth Libraire
Qu’est-ce que le yoga ?
Le symbole Om sur l’une des portes de l’ahram
L e yoga est une science du corps et de l’esprit qui comprend une grande variété d’exercices et de techniques. Bien que d’origine orientale, il a été très bien intégré et mis en pratique en Occident, que ce soit sous sa forme originale ou sous une forme adaptée. C’est un système essentiellement pratique qui peut profondément aider les gens dans la vie quotidienne et dans l’exploration des aspects plus profonds de la vie. Les techniques employées utilisent des postures physiques, des pratiques de méditation et de respiration ainsi que la relaxation profonde. Dans sa forme la plus épurée, on le connaît et on l’apprécie comme une gymnastique douce, un moyen efficace d’obtenir la santé et le bien-être physique. Dans sa forme la plus profonde, il peut nous éveiller à la vraie sagesse, à la joie et à la compassion.
De nombreuses personnes se sentent concernées par le yoga car il propose une réponse aux problèmes de l’homme moderne et de la société, sa pratique apporte de nombreux bénéfices. Il peut soulager divers types de maladies si répandues aujourd’hui, par exemple l’hypertension, les problèmes respiratoires, le diabète, les troubles digestifs, le mal au dos, la dépression et la migraine. Il peut jouer un rôle important et efficace dans la gestion du stress, dans l’amélioration de la capacité de travail et dans la relation aux autres.
En approfondissant nos pratiques et nos objectifs, nous pouvons vraiment découvrir un système merveilleux pour permettre l’exploration intérieure et l’évolution personnelle. Le mot « yoga » signifie « relier » ou « unir ». Par sa pratique, un adepte peut commencer à équilibrer tous les aspects de son être — physique, émotionnel, mental et spirituel — c’est à dire tous les éléments nécessaires pour avoir une vie pleine et harmonieuse.
Nous entrons dans un « nouvel âge » et beaucoup de systèmes et de techniques de connaissance de soi refont surface. En fait le yoga englobe la plupart de ces nouvelles techniques et elles ont été pratiquées sous des formes diverses pendant des milliers d’années. Le yoga est un système « sans âge » d’une grande valeur, offrant chaque individu l’occasion d’une qualité de vie améliorée.
Asanas
La pratique du yoga commence avec l’aspect le plus extérieur de la personnalité — le corps physique. Les Asanas nous aident à maintenir le corps en bonne santé en relâchant les tensions, en massant les organes internes, en améliorant leur fonction et en procurant une plus grande souplesse à la colonne vertébrale, aux muscles et aux articulations.
Pranayama
Les techniques respiratoires sont importantes non seulement par l’apport en oxygène qu’elles procurent au corps et la fortification des poumons, mais aussi par ce qu’elles ont un effet direct sur le cerveau et sur nos émotions, en équilibrant le système nerveux et en nous mettant en contact avec des énergies plus subtiles et d’autres aspects de notre être.
Relaxation et méditation
Yoga Nidra est une pratique très efficace dans laquelle on apprend à se relaxer, en relâchant les tensions physiques et mentales. C’est une prise de conscience intérieure qui permet de se relier au subconscient et d’atteindre un état de conscience supérieur. La pratique peut être utilisée pour l’autoguérison, pour accroître sa propre créativité ou pour se transformer.
Antar Mouna est une méditation de base. Sa pratique permet une prise de conscience du fonctionnement et des bruits intérieurs du mental. On apprend à devenir le témoin de ses pensées et de ses émotions, à les accepter. De cette façon, on calme et on apaise l’activité mentale, apportant ainsi l’expérience du silence intérieur.
Ajapa Japa est une autre forme de méditation ; par la répétition constante d’un mantra, le mental se libère de toutes les tensions, ce qui en retour fait remonter à la surface les causes de la plupart des souffrances physiques et mentales.
Techniques de nettoyage
Neti est une technique de nettoyage du nez avec de l’eau salée tiède. Elle contribue à l’état de bonne santé du système respiratoire nasal et apporte une aide efficace dans la prévention contre les rhumes, la fièvre, la sinusite, la poussière et la pollution.
Shankhaprakshalana est une technique de nettoyage complet du tube digestif, de la bouche à l’anus. Il est d’habitude pratiqué deux fois par an, au printemps et à l’automne, il allège le tube digestif et le débarrasse de toute impureté. Un régime alimentaire spécial est prescrit à la suite de cette pratique.
Note importante : ces pratiques doivent être enseignées sous la conduite d’un professeur de yoga qualifié.
l’espace du Coeur

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La tradition indienne, si soucieuse d’établir un Ordre à partir du Chaos primordial, est à l’origine d’une théorie extrêmement complexe qui sert de fondement aux voies du Yoga et qui fait du corps un champ d’investigation d’une richesse infinie : elle définit l’être incarné comme composé de différents « corps » ou « fourreaux » successifs (sharira) représentatifs des différents niveaux de fonctionnement de l’humain (physique, énergétique, émotionnel et intellectuel) et organisés autour d’un centre où siège la Conscience. Cette même « physiologie mystique » décrit un certain nombre de cakra (roues, cercles) interdépendants, assimilables à des « niveaux d’être ». La voie du Yoga offre de nombreuses techniques « d’ouverture de conscience » et de purification permettant de les transcender. L’être, ainsi métamorphosé, peut alors accéder à l’expérience de cette Conscience suprême et infinie.
Un des drames de l’homme contemporain, provient de ce que cet ordonnancement subtil est mis en déséquilibre, voire en rupture ; le dysfonctionnement qui s’ensuit engendre alors toutes sortes de désordres tant sur le plan du microcosme humain que sur celui du macrocosme dans lequel s’inscrit l’Univers tout entier.
En effet, deux pôles prennent aujourd’hui une place prépondérante au détriment des autres : l’un, relié aux valeurs matérielles de la vie conduit l’homme moderne à surestimer le rôle du corps, à une simple enveloppe charnelle et à privilégier « l’avoir » sur l’« être » ; l’autre valorise l’activité hyperationnalisante du cerveau et accentue les tendances de notre mental à la dispersion. Le subtil équilibre qui permet à l’être de s’exprimer harmonieusement dans toutes ses dimensions (physique, émotionnelle, intellectuelle et spirituelle) est rompu et, dans bien des cas, les possibilités d’évolution vers plus de plénitude s’en trouvent oblitérées.
Entre les deux, le cœur est devenu un lieu d’« appoint », confiné à son rôle de simple réceptacle des activités sentimentales, symbole de l’amour profane, de l’amitié et de la droiture …
Mais la nostalgie est là, de plus en plus intense, qui pousse bien des êtres, conscients de ce déséquilibre et des souffrances qu’il engendre, à retrouver les valeurs oubliées, à redynamiser cette partie d’eux-mêmes laissée dans l’ombre, à explorer leur dimension d’intériorité et réhabiliter le cœur en tant que siège de la connaissance, de l’intelligence, de la sagesse, de la vie affective …
Cependant, le chemin est long et ardu. Il nécessite beaucoup de temps, de patience, de réflexion et un désir très fort d’abandonner le superflu pour laisser place à l’Essentiel et redonner à ce centre, intermédiaire entre le plan vital et le plan intellectuel sa valeur de lieu « crucial », situé à la croisée des valeurs symboliques de l’horizontalité et de la verticalité et, ainsi, nous éclairer et nous relier à la source de lumière qui occupe l’espace du cœur.
Elisabeth Libraire
Tulasi (ocimum sanctum)
La plante la plus sacrée de l’Inde
Je me prosterne devant la plante Tulasi qui contient à ses pieds les hauts lieux sacrés, à son sommet toutes les divinités et en son milieu les Vedas.
En Sanskrit, Tulasi signifie « ce qui est incomparable (dans ses qualités) ».
Il est dit que les feuilles et la plante Tulasi, apparues au temps du barattage de l’Océan de lait, sont chères au Seigneur Vishnu et qu’elles sont souvent identifiées à sa compagne Lakshmi.
Il est également dit que la présence de la plante Tulasi dans les cours des maisons éloigne les messagers de la mort. Les écritures mythologiques hindoues déclarent qu’elle porte en elle tous les Dieux et tous les lieux de pèlerinage.
La majeure partie des temples réserve à cette plante sacrée un endroit particulier. Les Hindous tiennent pour un grand privilège de l’arroser. Ses qualités et ses pouvoirs extraordinaires sont mentionnés dans les plus anciens écrits du monde, les Veda, où il est indiqué que le simple fait de toucher son bois purifie l’Etre humain.
La Skanda Purana dit:
“Ô Tulasi ! Le corps est purifié à ton seul contact. Toute personne qui fabrique les plaisantes Japa Mâlâ (perles de méditation ou perles de collier en bois de Tulasi) et qui les utilise, verra ses activités porter des fruits illimités, même si elle ne vénère pas Sri Vishnu”.
Tulasi était l’épouse dévouée de Shankhachuda, un être céleste. Elle crut que le Seigneur Vishnu lui avait tendu un piège pour qu’elle commette un péché. C’est ainsi qu’elle lui jeta un sort pour le transformer en pierre (shâlagrâma). Admiratif devant sa dévotion, le Seigneur la bénit en disant qu’elle serait la vénérée plante Tulasi qui ornera sa tête. Il déclara également que toutes les offrandes seraient incomplètes sans feuilles de Tulasi. Elles symbolisent la Déesse Lakshmi, la compagne du Seigneur Vishnu. Les personnes recherchant la vérité et souhaitant une vie de famille heureuse vénèrent la Tulasi.
Le Seigneur Krishna en personne déclare que parmi toutes les fleurs, la Tulasi est la plus sacrée. Dans la tradition des temples hindous Vaishnava, les fleurs ont une valeur croissante. Par exemple, la fleur de lotus bleue est inférieure à la fleur de lotus rouge qui est inférieure à la fleur de lotus à cent pétales qui est elle-même inférieure à la fleur de lotus rouge à mille pétales. La fleur de Tulasi est supérieure à toutes.
La nourriture offerte au Dieu est préparée sur un feu de brindilles et de racines de Tulasi mélangées à d’autres bois. Les perles de branches de Tulasi sont portées et utilisées comme perles de prière (Tulasi Mâlâ). La nourriture est offerte au Dieu recouverte d’une feuille de Tulasi. Comme elle est purificatrice des péchés, ses brindilles sont utilisées dans le bûcher funéraire. Les cérémonies funéraires sont conduites en utilisant des brindilles de Tulasi.
La feuille de Tulasi, d’une grande valeur médicale, est aussi utilisée pour la guérison de nombreuses maladies. Les chimistes occidentaux lui reconnaissent de multiples propriétés curatives et ont trouvé de l’eugénol, du carvacrol, du methyl eugénol et du caryophyllène dans ses seules feuilles.
http://www.yogakshemam.net/
AUM
André VAN LYSEBETH, dans son ouvrage J’apprends le Yoga, parle du mantra AUM en ce sens:
« Le « Au… » fait vibrer toute l’ossature de la cage thoracique, ce qui prouve que la vibration se communique à la masse d’air enfermée dans les poumons, et que la délicate membrane des alvéoles en contact avec l’air vibre elle aussi, ce qui stimule ces cellules pulmonaires et permet un meilleur échange gazeux. Les récents travaux de nos physiologistes occidentaux nous apprennent aussi que cette vibration produit des effets très marqués sur les glandes endocrines, auxquelles la science accorde une importance croissante. Le docteur Leser-Lasario, notamment, a consacré 25 ans de sa vie de savant à l’étude des effets produits par les vibrations vocales sur l’organisme humain. Ses travaux ont établi, avec une rigueur scientifique absolue, que l’émission de voyelles durant l’expiration provoquait un auto-massage vibratoire des organes. Ces vibrations atteignent les tissus les plus profonds et les cellules nerveuses ; la circulation sanguine s’intensifie dans les tissus et organes intéressés. Les glandes endocrines, qui déversent leurs hormones directement dans le sang et la lymphe, sont stimulés (hypophyse, pinéale, thyroïde, thymus, surrénales, gonades). Le sympathique et le nerf vague n’échappent pas à l’influence bénéfique des vibrations vocales. La musculature de l’appareil respiratoire se trouve à la fois relaxée et fortifiée. La respiration s’amplifie et, avec elle, l’apport d’oxygène dans tout le corps. Le vibromassage provoqué par l’émission des vocales « Au… » intéresse particulièrement les viscères de la cage thoracique et de l’abdomen. Des ondes électromagnétiques produites par cette vibration se propagent dans tout le corps et accroissent le dynamisme et la joie de vivre. La concentration s’améliore. Les expériences de Leser-Lasario ont prouvé que le corps tout entier se relaxe sous l’effet de ce vibromassage interne, qui, psychiquement, libère les inhibitions, dépressions et complexes d’infériorité en harmonisant tout le psychisme. D’ailleurs, n’est-ce pas par vibration que la musique produit en nous les émotions les plus diverses?
Le « mm » musé et vibré dans la tête, fait vibrer le cerveau et les nerfs crâniens. »
Om shanti (Paix)
Enthousiasme
L’enthousiasme est une énergie spirituelle créative, bienveillante et qui élève. Ce mot vient du grec
« En Theos », c’est-à-dire « En Dieu ». L’enthousiasme ouvre avec puissance, des opportunités, exposant de nouvelles perspectives, générant un nouvel entrain et de l’optimisme. L’enthousiasme élève la perception à un niveau tel que tout semble possible. C’est de cette façon que les « miracles » se produisent.
Proposition de méditation raja yoga pour aujourd’hui
Choisissez 5 mn le matin (au réveil) – le soir (entre 17H30 et 19H30 : heures angéliques pour méditer) -ou juste avant d’aller se coucher. Si vous le pouvez (jour de repos), toutes les 2H.. de 3 à 5 mn, de 10 à 20 mn jusqu’à 30 mn…
Un enthousiasme fort, puissant, authentique, venant de l’âme, faisant vibrer chaque cellule et bouleversant les résistances en submergeant d’émotions, est capable de faire des miracles.
Le vrai enthousiasme qui nous offre la force divine n’est pas celui qui est issu d’une recherche de satisfaction venant du mental. Il n’est pas « calculé ». Il nait d’une profonde prise de conscience face à l’observation de la toute beauté d’amour de quelque chose. Que ce soit un acte, un son, une image, un geste, la vie sous la forme humaine, animale, végétale, etc… Alors survient une vague d’émotions dont la puissance est capable de créer, de dépasser le « connu », le « rationnel », pour faire ce que nous appelons des miracles.



